Pourquoi Vinci met les bouchées doubles dans les aéroports…et met la pression sur ADP (clic image)

Y’A DU PACTOLE DANS L’AIR!

Vinci s’intéresse de prêt aux aéroports, cela fait partie de son projet de diversification des investissements. Mieux il se pourrait que cette entreprise se détourne des autoroutes, secteur pourtant lucratif, moins que les aéroports, il semblerait que ce secteur d’activité soit la nouvelle martingale de la multinationale, Vinci annonce d’ailleurs:

les aéroports permettent de trouver un bon équilibre entre les activités régulées (redevances aéronautiques) et les autres activités (commerces, immobilier, parking…)

Au passage l’entreprise de construction et de concession fait dans l’ironie:

Nous avons convaincu la compagnie à bas coûts espagnole Volotea à s’installer à Nantes.

Ce serait fort intéressant de savoir quels sont les arguments mis en avant par Vinci pour faire venir Volotea à Nantes, mais le propos n’est pas là, mais plutôt de s’interroger sur la dichotomie qui existe entre les acteurs du secteur aérien. ADP caracole en bourse, Vinci s’impose dans le secteur, aucun doute il y a de la marge sur les tarmacs! pourtant en dehors d’Easyjet et Ryanair les compagnies aériennes sont en grande difficulté financière, d’un côté les constructeurs d’avion et les aéroports (et investisseurs!) qui dégagent de fortes marges et de l’autre les compagnies aériennes qui perdent de l’argent, il y a quelque chose qui cloche…il parait évident que les dirigeants des compagnies aériennes doivent se tourner vers les constructeurs et les exploitants des aéroports, il n’est pas acceptable que certains se “gavent” pendant que d’autres se “serrent” la ceinture.

OLT express: the end (clic image)

LES SACRIFICES N’EMPÊCHENT PAS L’INÉVITABLE

La compagnie Régionale OLT express a cessé ses opérations aérienne il y a quelques jours, cette disparition du paysage aérien vient s’ajouter à la longue liste des compagnies aériennes disparues, et pourtant…

les salariés avaient accepté des sacrifices, avec des baisses de salaires de 25%, des temps partiels, des aménagements de conditions de travail…

Bien entendu il ne s’agit pas de faire un parallèle avec ce qui est réclamé chez Régional, mais enfin cela fait réfléchir, des sacrifices alors que le réseau est en attrition permanente, que le périmètre est bridé par les bases province, que l’endettement est hors norme, les sacrifices des salariés ne seraient-ils pas vain si tous ces sujets n’étaient pas résolus?