Archives de catégorie : HOP

ÇA SENT LE PRÉAVIS ?

Après  deux petites journées de négociations catégorielle PNT, la direction ne semble pas pressée de répondre à nos attentes légitimes. La direction joue peut être avec nos nerfs pour tester notre capacité à mobiliser.

LE SNPL HOP A DÉJA ARMÉ LE CANON ET MENACE D’UN PRÉAVIS DE GRÈVE.

LE FUC NE SERA PAS QUE SPECTATEUR, PRÉPAREZ-VOUS À UNE FIN D’ANNÉE MOUVEMENTÉE, MAIS C’EST BON POUR LA PLANÈTE.

 

Suspendu à un fil … électrique !!! 🫣

https://nypost.com/2022/11/27/plane-dangling-from-power-lines-following-maryland-crash/

Traduction Google:

Deux personnes ont été piégées pendant sept heures à l’intérieur d’un petit avion empêtré dans des fils sous tension à environ 100 pieds du sol après qu’il s’est écrasé sur des lignes électriques dans le Maryland dimanche soir.

L’avion monomoteur s’est écrasé dans les câbles à haute tension près de Goshen Road et Rothbury Drive alors qu’il préparait sa descente vers l’aéroparc du comté de Montgomery à Gaithersburg vers 17h30, ont indiqué les autorités.

Le pilote et le passager ont été secourus vers 12 h 30 dans ce que le personnel d’urgence a appelé un «effort herculéen» et se sont précipités vers les centres de traumatologie locaux pour des blessures graves. Les responsables ont déclaré qu’ils avaient subi des blessures liées à un traumatisme ainsi qu’une hypothermie, mais qu’ils devraient survivre.

« [Les deux personnes à bord de l’avion] semblent aller bien en ce moment, cependant, ils sont dans une situation très précaire en raison du fait qu’ils sont suspendus à environ 100 pieds et que tout est toujours sous tension », Montgomery County Fire & Rescue Le porte-parole en chef des services, Pete Piringer, a déclaré depuis la scène avant le sauvetage.

La collision a laissé des dizaines de milliers de personnes dans la région sans électricité dimanche soir.

Selon le fournisseur d’énergie local, Pepco, 85 000 à 90 000 foyers et entreprises ont été touchés par les pannes « généralisées » dans le comté de Montgomery. Plus de 125 feux de circulation étaient éteints, deux hôpitaux fonctionnaient à capacité limitée et plusieurs ascenseurs ont également été touchés, a déclaré Piringer.

Les intervenants d’urgence se sont concentrés sur le sauvetage des deux personnes, qui ne sont pas blessées, suspendues dans l’avion avant que les efforts de restauration ne puissent commencer, ont déclaré des responsables.

Le chef des pompiers de Montgomery, Scott Goldstein, a déclaré que le personnel d’urgence était en communication avec les deux personnes à bord de l’avion, mais n’a pas pu les joindre tant qu’il n’a pas été en mesure de s’assurer que les lignes électriques étaient hors tension.

« Bien qu’il y ait une grande zone de panne de courant dans le comté de Montgomery, … il n’y a pas d’autre moyen de déterminer s’il est sûr d’accéder à la tour jusqu’à ce qu’elle soit mise à la terre ou liée », a déclaré Goldstein à 21 heures. conférence de presse.

Les équipages devaient d’abord sécuriser les fils avec des pinces et des câbles pour s’assurer qu’il n’y avait pas d’électricité statique ou de puissance résiduelle qui pourrait électrocuter les équipes de secours ou les passagers de l’avion. Les travailleurs ont pu mettre les lignes électriques à la terre vers 23h30, a déclaré le chef.

Ils ont ensuite fixé l’avion à la structure de la tour pour éviter les mouvements et les vibrations vers 00h15.

Une fois en sécurité, les équipes ont commencé à retirer les personnes de l’avion. La première personne a été abattue à 00h25 et la seconde a été mise en sécurité à 00h36, a déclaré Goldstein.

La Federal Aviation Administration a déclaré que l’avion, un Mooney M20J monomoteur, venait de l’aéroport du comté de Westchester à White Plains, dans l’État de New York, lorsqu’il est entré en collision avec les câbles.

Air France, pourquoi cette boulimie de rachat ?

 Rédigé par Jean-Louis BAROUX le Mardi 8 Novembre 2022 (tourmag.com)

Alors que le groupe Air France – KLM a vu ses chiffres du troisième trimestre 2022 se redresser, pourquoi cherche t-il à tout prix à étendre son périmètre. Pour Jean-Louis Baroux notre expert aérien, Air France – KLM ne ferait-il pas mieux de poursuivre la stratégie en cours ?

Les résultats du groupe franco-néerlandais Air France – KLM pour le troisième trimestre de 2022 sont bons. Ils reflètent la santé retrouvée, au moins pour le moment, du transport aérien.

Le grand changement est l’arrêt de la course folle aux volumes pour la recherche d’un profit durable. Cela s’est traduit par une forte hausse des tarifs et une baisse du nombre de passagers. Voilà qui est sans doute plus sain et, paradoxalement plus écologique : moins de passagers égale moins de vols. La taille du groupe a baissé mais, au troisième trimestre, son résultat net est en amélioration de plus de 200 millions d’euros par rapport à 2019.

Dans le même temps, le produit s’est sensiblement amélioré sous l’impulsion de son équipe dirigeante menée par Benjamin Smith.

La sanction positive ne s’est pas fait attendre. Air France a gagné ses 5 étoiles au classement APEX des consommateurs aériens et a été récompensée par un Travel Award pour sa prestation sur les vols moyen-courriers.

Voilà qui est tout de même très satisfaisant d’autant plus que cette tendance semble devoir se poursuivre, alors que les marchés asiatiques, russe et ukrainien sont soit à l’arrêt soit en fort déclin par rapport à 2019. Or ces destinations vont bien se rouvrir un jour ou l’autre.

Bref, aidé fortement par les états français et néerlandais, le groupe a traversé sans trop de dégâts la terrible épreuve du Covid et en a profité pour comprimer ses charges et devenir plus compétitif. C’est la preuve que la stratégie de travail en interne paie. Et pourtant, à l’annonce des bons chiffres du troisième trimestre, l’action d’Air France – KLM s’est effondrée passant de 1,60 € à 1,25 €. Elle est depuis remontée à 1,29 €. Et les analystes l’annoncent baissière à court et moyen terme et neutre à long terme. Pourquoi ce pessimisme alors que le redressement est manifeste ?

Air France – KLM a cumulé plus de 15 milliards d’euros de pertes

Il faut remarquer cependant que le passé est long à apurer. Entre 2009 et 2021, le groupe a cumulé plus de 15 milliards d’euros de pertes. Cela ne se remonte pas d’une année à l’autre. Certes, la trésorerie a été préservée mais c’est au prix d’un fort endettement et les capitaux propres restent toujours négatifs à hauteur de 2,797 milliards d’euros. Voilà un boulet considérable que la compagnie devra traîner jusqu’à ce que les bons résultats arrivent à boucher le trou. Et cela entraine d’autres conséquences.

Tant que les prêts consentis par les états ne seront pas remboursés, il sera interdit au groupe de prendre plus de 10% de participation dans toute autre compagnie aérienne. 
Mais, au fond, est-ce que ce n’est pas une bonne nouvelle ?

Curieusement, alors que le trafic se redressait et que les résultats financiers suivaient la même pente, on a vu dans les médias le souhait du groupe de se positionner sur ITA la nouvelle compagnie nationale italienne et si cela ne marchait pas d’aller voir s’il n’y aurait pas une opportunité au Portugal en entrant au capital de la TAP laquelle ne va pas bien du tout.

Alors légitimement, les analystes s’interrogent si l’énergie qu’Air France/KLM met dans son redressement ne serait pas diluée en tentant d’étendre son périmètre. D’autant plus que le passé entre Air France et Alitalia n’a pas été glorieux, tant s’en faut.

A quoi bon vouloir étendre le périmètre du groupe ?

Pendant les 6 ans au cours desquels Air France est restée en tant qu’actionnaire le plus important dans le transporteur italien et qu’elle a donc disposé de sièges dans son conseil d’administration et de délégués au sein de la direction, elle a été dans l’incapacité à convaincre Alitalia d’entrer dans les mêmes systèmes informatiques que sa pseudo maison-mère.

Ainsi les fonctions de réservation et d’enregistrement ne se parlaient pas alors que les accords de code shares avaient été généralisés. Au fond il n’a jamais été possible d’agglomérer Alitalia au groupe franco-néerlandais.

Pourquoi en serait-il autrement aujourd’hui ? Il ne suffit pas d’entrer dans le capital d’une société pour associer ses salariés à une stratégie commune. On connait la farouche volonté d’indépendance italienne. Et d’ailleurs il doit en être de même pour les portugais.

Alors est-ce que les dirigeants d’Air France – KLM ne feraient pas mieux de poursuivre une stratégie qui semble leur réussir et qui consiste, vu de l’extérieur à simplifier l’organisation du groupe en supprimant les multimarques qui sont autant d’ilots d’indépendance et en améliorant le produit sur lequel il reste beaucoup à faire ?

Mais tout cela n’est que l’avis d’un observateur extérieur qui n’a pas forcément toutes les informations en mains.

Jean-Louis BAROUX