Air France : le spectre d’un refus d’homologation plane sur le plan social de HOP

Le calendrier pour voir l’administration du travail homologuer le PDV-PSE de HOP dérape. Devant débuter ce lundi pour les premiers départs dès le 15 février, la campagne de volontariat pour les candidats à ce plan prévoyant 1.007 suppressions de postes sur les quelque 2.400 équivalents temps plein (ETP) de la compagnie, n’a pas commencé, faute d’homologation de la Direccte. Le risque juridique que font peser les conditions de reclassement des navigants de HOP à Air France, pousse l’administration à prendre plus de temps pour verrouiller le dossier. Un refus obligerait direction et syndicats à renégocier le plan.
Grosses tensions autour de l’homologation par l’administration du Travail du plan de départs volontaires adossé à un plan de sauvegarde de l’emploi (PDV-PSE) de HOP, la filiale régionale d’Air France. Avec à la clé un retard à l’allumage et une incertitude sur la décision que prendra la Direccte des Pays de la Loire (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi), l’administration officiellement en charge de ce dossier. Selon plusieurs sources, devant la sensibilité et la complexité du dossier, celui-ci est remonté aux instances nationales.

“Le processus d’homologation et les échanges avec la Direccte se poursuivent”, dit-on chez Air France et HOP.

Le CSE de HOP menace d’attaquer en justice une homologation
En tout cas, le calendrier dérape. Initialement, la campagne de volontariat pour les candidats à ce plan prévoyant 1.007 suppressions de postes sur les quelque 2.400 équivalents temps plein (ETP) que compte HOP devait débuter ce lundi 1er février pour des premiers départs dès le 15 février. Il n’en est rien. La Direccte ne s’est pas encore prononcée, alors qu’elle devait le faire 21 jours après le dépôt du dossier fin décembre. Aujourd’hui, certains connaisseurs du dossier évoquent plutôt “mi-février”, voire “la deuxième quinzaine de février”.

Si certains expliquent ce retard par l’embouteillage des dossiers qui accompagne la hausse des plans sociaux, la raison est pourtant ailleurs. Se doutant d’une attaque en justice comme l’a menacé en décembre le Comité social économique (CSE) de HOP, la Direccte prend en fait le temps de s’assurer de la solidité juridique d’une homologation du dossier.

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