La vague des suppressions de postes commence dans le transport aérien

Après Norwegian et SAS, le groupe IAG prévoit jusqu’à 12.000 suppressions de postes chez British Airways, soit plus du quart des effectifs de la compagnie britannique.

Après les vols annulés et les avions au sol, l’heure est désormais aux réductions d’effectifs dans le transport aérien. Partie de Scandinavie , la vague a débuté ce lundi avec l’annonce de 4.700 licenciements chez Norwegian, en Suède et au Danemark. Elle s’est poursuivie ce mardi matin, avec la décision de la compagnie scandinave SAS de supprimer « jusqu’à 5.000 emplois à temps complet d’ici la fin de l’année, en Suède, au Danemark et en Norvège. Soit environ la moitié de ses effectifs. Un peu plus tard dans la journée, c’était au tour d’Icelandair d’annoncer 2.000 départs.

 Une activité réduite au minimum

Toutefois, l’annonce la plus spectaculaire est arrivée en fin de journée, avec la publication des résultats trimestriels d’IAG. Dans son communiqué, le groupe indique en effet prévoir jusqu’à 12.000 suppressions de postes chez British Airways. Soit plus du quart des effectifs de la compagnie britannique, dont plus de 22.009 salariés sont déjà au chômage partiel.Premier grand groupe européen à publier ses résultats trimestriels, la maison mère de British Airways, Iberia, Vueling et Aer Lingus, accuse une perte d’exploitation de 535 millions d’euros sur les trois premiers mois de l’année, pour un chiffre d’affaires de 4,6 milliards, en baisse de 13 %.

Pas de retour à la normale avant longtemps

Cependant, plus que ses résultats financiers, c’est l’absence de perspective de reprise du trafic à court et moyen terme qui motive les réductions d’effectifs. Les compagnies aériennes expliquent vouloir s’adapter à une réduction durable de la demande de transport aérien. « Il faudra plusieurs années avant que la demande ne revienne au niveau d’avant l’épidémie. Par conséquent, SAS doit s’adapter à un environnement de demande plus faible », estime ainsi le directeur général de SAS, Rickard Gustafson.

Même analyse chez Norwegian, dont le plan de sauvetage prévoit un gel quasi-complet de l’activité, avec 95 % de la flotte clouée au sol, jusqu’au deuxième trimestre 2021, ainsi que l’abandon définitif de la plupart des liaisons internationales. La compagnie low cost se recentrerait sur le moyen-courrier intra-européen et quelques lignes transatlantiques.

 Plan de départs volontaires chez Air France

La semaine dernière, le patron d’Air France-KLM, Benjamin Smith, avait également évoqué, dans un entretien aux « Echos » , la nécessité de réduire l’offre et les effectifs d’Air France, jugeant qu’un retour à la normale n’arriverait pas « avant au moins deux ans ». Le directeur général d’Air France-KLM n’avait toutefois pas avancé de chiffre et avait seulement évoqué un plan de départs volontaires.

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