Pôle régional Air france: et maintenant la méthode nord coréenne…

INTIMIDATION

Vendredi de la semaine dernière, à l’issue de la réunion CE où aucun avis n’a été donné, la direction convoquait tous les cadres sol de l’entreprise, il n’était évidemment pas question de manger des petits fours et de déguster du cidre normand, mais plutôt d’élaborer une stratégie afin d’empêcher les élus du CE de faire leur travail jusqu’au bout.

La cible a été choisie ainsi que l’angle d’attaque, à la manœuvre le service RH.

Le lendemain un courrier “spontané” , sous forme d’une lettre ouverte, apparaissait sur le blog de la direction, une missive paraphée par bon nombre des cadres sol de l’entreprise. Le contenu du document n’est pas intéressant par son contenu, qui est, aussi pauvre en arguments que l’intérêt que porte habituellement les cadres envers le comité d’entreprise, mais plutôt sur la méthode utilisée.

Il s’agit ni plus ni moins qu’une intimidation, sous couvert de droit à l’expression, les cadres sol utilisent un moyen de pression pour forcer le CE à rendre un avis, les cadres sol tentent d’intimider les élus cadre en les exhortant à rendre un avis. Quelle belle preuve de non respect de l’institution, quelle belle preuve de ce que vos la démocratie à leur yeux.

La main de la direction derrière cette action est tellement évidente,  que tous les salariés doivent se poser la question de savoir quelle valeur accorder à ce courrier, quant aux cadres qui se prêtent à cette manœuvre ils ne sortent pas grandi de cette action.

Manager of the year (clic image)

SUPER MANAGER

Personnellement je ne connais pas le journal “le nouvel économiste”, j’imagine qu’il s’agit d’un canard sérieux qui parle des cours de la bourse, des placements financiers, d’assurance vie. Le nouvel économiste décerne aussi un prix, un peu comme le Pulitzer pour les écrivains aux USA, sauf qu’ici il s’agit du manager de l’année.

On a eu chaud! on a échappé à Laksmi Mittal, ou à Didier Lombard, le prix est décerné à un patron qui va supprimer peu ou prou pas moins de 5000 emplois, qui va réduire les effectifs de son entreprise de 10%; sans nier la nécessité de redresser l’entreprise Air France, il faut reconnaitre que son action passe par des suppressions d’emploi. Mais peut-être qu’il n’y avait pas le choix, peut-être n’y avait-il pas mieux.

le syndrome Holco

 

REMEMBER

Il était une fois un ancien commandant de bord d’AF qui avait pris les rênes d’une compagnie aérienne française…

Sa première décision d’importance fut de créer une filiale afin de placer “au chaud” les actifs de l’entreprise…

L’issue de l’histoire est connue de tout le monde…

Quel rapport avec le Prf? ben une société de tête qui détient un CTA, le nom de la future compagnie, les noms de domaine, une structure toute prête pour faire autre chose…